Word 2003 sous GNU/Linux Debian

L’installation décrite ci-dessous est faîte sous Debian testing avec wine 0.9.44-1 sous le compte d’un utilisateur quelconque.

1) On part d’un wine tout neuf

rm -rvf $HOME/.wine

./wincfg

2) Configuration de wine

Je choisis WinXP

Penser à regarder les lecteurs virtuels.

Dans Bibliothèques, il faut surclasser trois bibliothèques :

– riched20

– riched32

– msxml3

Attention, il y a en ce qui me concerne un petit bug à cette étape, l’onglet Ajouter Surclassage n’est pas actif… il suffit de se balader dans la liste des bibliothèques pour que cela fonctionne !

3) Mises à jour

On renomme deux fichiers :

cd .wine/drive_c/windows/system32/

mv riched20.dll riched20.bak

mv riched32.dll riched32.bak

Mise à jour de Richedit.

Télécharger ici la mise à jour de Richedit media.codeweavers.com/pub/crossover/office/support/richedit30.exe

Puis wine ./richedit30.exe

Mise à jour de Microsoft XML Parser.

Télécharger ici cette mise à jour

http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?FamilyID=28494391-052b-42ff-9674-f752bdca9582&DisplayLang=en

Puis msiexec /i msxml3.msi

Attention au nom d’utilisateur à compléter avec soin et surtout à retenir. ( genre Moi Maison )

4) Installation de Word 2003

Monter le CD d’installation ainsi pour éviter les soucis avec les fichiers cachés.

mount -t iso9660 -o unhide /dev/dvdrom /media/dvdrom

Puis lancer le SETUP

wine /media/dvdrom/OFFICE\ PRO\ 2003\ CD1/SETUP.EXE

5) Lancer Word

wine WINWORD.EXE

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Jabber : la messagerie instantanée libre

Je ne suis pas un utilisateur de messagerie instantanée. J’avais entendu parlé de MSN ou ICQ mais je n’avais jamais essayé ( une histoire de génération ! )

Pour ne pas finir trop bête j’ai fais quelques recherches, et j’ai découvert Jabber. Il s’agit d’un réseau de messagerie instantanée libre dont le protocole est basé sur XML. Bref, c’est le moyen libre de chatter sans vendre son âme à MSN.

Je viens d’essayer avec le client Gajim sous GNU/Linux Debian. Pas de soucis. J’ai même l’impression qu’il fonctionne sous Windows.

J’ai ouvert un compte gratuit sur le serveur de l’assiciation APINC .

Et hop… une logiciel propriétaire de moins !

A lire à ce sujet cet article de framablog sur l’inquiétant monopole de MSN.

Geogebra : un logiciel de géométrie dynamique libre

Geogebra est un logiciel libre écrit en java, donc disponible sous Linux, Mac et Windows, qui n’a rien à envier à ces concurrents propriétaires ( Cabri géomètre par exemple )

geogebra.png

Quelques points forts :

– une interface très intuitive et rapide à utiliser,

– la possibilité d’écrire sa construction en code littéral. C’est très simple à apprendre et on ne s’en passe plus. La ligne de saisie complète les commandes tapées ce qui évite les erreurs. Écrire 0=Intersection[Droite[A,B],Droite[C,D]] est souvent plus rapide que la même chose à la souris…

– équation de droite, de cercle, coordonnées des points d’intersection, distance… tout cela automatiquement dans la fenêtre algèbre,

– sait tracer la représentation graphique d’une fonction,

– exportation possible sous forme de page Web dynamique ( Javascript ),

– exportation en pstricks pour $\LaTeX$… génial.

A utiliser de toute urgence, voir www.geogebra.org

Formation Logiciels libres à l’IREM

On a beau être convaincu de la nécessité d’utiliser les logiciels libres, convaincu du caractère mercantile et souvent malfaisant des concepteurs de logiciels propriétaires, une bonne piqûre de rappel s’avère régulièrement nécessaire.

Philippe Lacomme, enseignant-chercheur à l’ISIMA de Clermont-Ferrand, s’est chargé de réveiller notre système immunitaire lors de cette journée de formation à l’IREM.

Quelques points marquants de cette intervention :

1) Respecter et protéger les droits des auteurs

On se souvient souvent qu’il faut respecter les droits d’auteur ( même si parfois … ) on oublie toujours de faire respecter ses propres droits.

Penser à utiliser la GNU FDL ( Free Documentation Licence ) pour éviter le pillage de nos supports de cours mis en ligne.

2) Examen des licences propriétaires

Un bon moment de rigolade lorsque les utilisateurs de Microsoft que nous sommes tous ( même si on a du mal à le dire parfois… ) avouent n’avoir jamais lu le contrat de licence préalable à l’installation. Edifiant !

Exemples :

« Vous reconnaissez que le Produit n’est pas exempt d’erreurs et que nous vous avons fortement recommandé de sauvegarder régulièrement vos fichiers.

… et les ingénieurs support de Microsoft déploieront des efforts raisonnables et feront appel à toutes leurs compétences pour résoudre tout problème soumis.

Microsoft et ses fournisseurs ne pourront en aucun cas être tenus responsables de tous dommages de quelque nature que ce soit (notamment les pertes de bénéfices commerciaux, interruptions d’activité, pertes d’informations commerciales ou toute autre perte pécuniaire) résultant de l’utilisation ou de l’impossibilité d’utiliser le Produit, même si Microsoft a été prévenue de l’éventualité de tels dommages.

Le Logiciel n’est pas vendu mais concédé sous licence. »

( Licence de Microsoft Word )

Un logiciel propriétaire : ça marche mal, c’est contractuel ; et si cela nous cause des soucis plus ou moins grave ce n’est pas de la faute du concepteur mais de l’utilisateur final qui a accepté la licence. Comble du comble, le logiciel qui nous cause tant de difficultés n’est même pas à nous !

3) Notre responsabilité d’enseignant

Nous avons tous un jour ou l’autre utilisé une copie illégale d’un logiciel propriétaire. Ce n’est pas un acte anodin.

Tout d’abord en examinant le contenu exact d’un fichier Word même très simple, on constate que le nom du propriétaire du logiciel est directement lisible. On peut légitimement se demander si la clef d’activation du produit et bien d’autres choses sont accessibles dans ce fichier. Mettre un tel fichier à la disposition de nos élèves ou du reste du monde par internet nous expose donc à des poursuites…

La seconde responsabilité est d’un autre ordre.

Microsoft, en imposant son système d’exploitation sur les ordinateurs individuels, en pratiquant une politique de prix « cadeaux » en direction du monde éducatif ( Licence Education ) ou encore en équipant gratuitement, sous des prétextes humanitaires, une Afrique qui ne demande qu’à se développer, ne vise qu’un objectif : maintenir son monopole sur la micro-informatique. Les enfants formés gratuitement au MSWorld deviendront demain des décideurs qui rembourseront au prix fort leurs choix d’équipements informatiques ( Licence pour entreprise vs Licence éducation )

Il est donc essentiel que nous éduquions dans le sens de la liberté.

4) Le logiciel propriétaire est peut-être dangereux.

Cette phrase peut faire bondir. Encore cette paranoïa, on nous cache tout, on nous dit rien.

Sachons raison garder.

Cependant quand un enseignant-chercheur de l’ISIMA, maître de conférence, effectuant des recherches entre autre pour le CNRS, nous affirme très simplement que « personne ne sait si un logiciel propriétaire tel MS #@& contient des portes cachées ou du code malveillant » … on frissonne.

On se demande en effet comment une entreprise comme Microsoft peut prétendre encore dominer l’immensité du code source de son programme. Peut-elle se porter garante de chacun des ingénieurs seuls autorisés à connaître le code ? Un loup dans la bergerie ??? Plusieurs ??? Personne ne le saura, le code source n’est pas disponible à l’immense communauté des programmeurs !

Ces propos sont aussi ceux de RMS, Richard Stallman, le gourou visionnaire du logiciel libre. Vous trouverez quelques uns de ces arguments sur le site badvista.fsf.org.

Nous terminons cette matinée par une de ses conférence donnée en avril 2007 à l’ENST. A retrouver ici.

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