Traitement de texte basique avec LaTeX

A lire avant tout :

Ce document montre comment utiliser les commandes basiques comme :

  • mettre en gras, en italique;
  • changer la taille des caractères;
  • centrer, aligner à droite…

Le minimum pour survivre

Les commandes commencent par le caractère \ (anti-slash)

Un passage à la ligne n’est pas interprété comme tel par \LaTeX, il faut laisser une ligne vierge pour changer de paragraphe.Pour forcer un passage à la ligne on peut utiliser, mais c’est rare, \\ .
On utilise souvent les accolades {… } pour délimiter un bloc de texte, par exemple pour changer la taille de la police :

Taille normale {\Huge ceci est en énorme} et retour à la normal.

Les accolades peuvent bien sur être imbriquées.
De nombreuses commandes se présentent sous la forme :

\begin{commande}

\end{commande}

Le caractère % permet de commenter le fichier.
Le caractère ~ permet d’indiquer qu’un espace est insécable ( pas de passage à la ligne )

La taille des caractères

En typographie classique, on mesure la taille des caractères en point. 1pt=0,03515cm.
Dans la déclaration initiale \documentclass[10pt]{article} on indique la taille, 10pt, du style normal dans tout le document. On a le choix entre 10pt (par défaut) , 11pt et 12pt.

Il y a alors 10 tailles de caractères possibles :

10pt 11pt 12pt
/Huge 25pt 25pt 25pt
/huge 20pt 20pt 25pt
/LARGE 18pt 18pt 20pt
/Large 14pt 14pt 18pt
/large 12pt 12pt 14pt
/normalsize 10pt 11pt 12pt
/small 9pt 10pt 11pt
/footnotesize 8pt 9pt 10pt
/scriptsize 7pt 8pt 8pt
/tiny 5pt 6pt 6pt

Il suffit d’écrire {\Huge Voici un texte en énorme} pour changer de taille de caractère.

Le style des caractères

Mettre en gras, en italique, en penché… et bien plus encore !

\textnormal{texte} pour écrire en caractères normaux (par défaut) donc inutile !
\textit{texte} pour écrire en caractères italiques.
\textsl{texte} pour écrire en caractères penchés.
\textbf{texte} pour écrire en caractères gras.
\texttt{texte} pour écrire en caractères machine à écrire.
\textsf{texte} pour écrire en caractères linéaux.
\textsc{texte} pour écrire en petites capitales.

On peut mélanger, bien sûr, même si je n’ai jamais compris à quoi servait un texte écrit en gras et en italique !!
Attention, il n’existe pas de petites capitales grasses.

Les dispositions de texte classiques

Centrer

On peut utiliser l’environnement center pour un paragraphe entier ou la commande \centerline pour une seule ligne :

\begin{center}

Tout ce texte sera centré

Ce paragraphe aussi

Et même celui-la\\
Avec un saut de ligne forcé

\end{center}

Ou pour une seule ligne :

\centerline{\Huge Je veux centrer ce truc énorme }

Tout à gauche, sans justification

C’est l’environnement flushleft.

\begin{flushleft}

\end{flushleft}

Tout à droite

C’est l’environnement flushright.

\begin{flushright}

\end{flushright}

Les espacements verticaux et horizontaux

Quand on souhaite marquer des sauts de lignes plus importants, on dispose des commandes suivantes :

\vspace{1cm} Espace vertical de 1cm
\hspace{1cm} Espace horizontal de 1cm
\bigskip Espace vertical important et proportionnel à la police de base
\medskip Espace vertical moyen et proportionnel à la police de base
\smallskip Espace vertical petit et proportionnel à la police de base
\vfill Espace vertical déterminé en fonction de la place sur la page
\hfill Espace horizontal déterminé en fonction de la place sur la ligne

Un exemple pour finir

Voici le résultat, et ci-dessous le code source.

LaTeX01.tex et LaTeX01.pdf

\documentclass[10pt]{article}
\usepackage[utf8]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage{geometry}
\usepackage[francais]{babel}
\pagestyle{empty}\geometry{ 

a4paper,        % a4
tmargin=2cm,    % Marge haute
bmargin=2cm,    % Marge basse
lmargin=2cm,    % Marge gauche
rmargin=2cm,    % Marge droite
headheight=0cm, % Entete
headsep=0cm,    % Séparateur entete
footskip=0cm    % Pied de page
}

\begin{document}

\centerline{\Huge Voici le titre en Huge}

\vspace{2cm}

\textit{Un exemple en italique}, puis un texte normal, \textbf{\Large un peu de gras et Large}, \textsc{des petites capitales en taille normale}.

\bigskip

On peut écrire un texte à partir de la marge gauche et la suite \hspace{4cm} 4cm plus loin.

Ou encore

Écrire un texte \hfill et la suite le plus loin possible sur la même ligne

\vspace{3cm}

Nous voici 3cm plus bas !

\begin{flushright}

Ce texte en taille normale est à droite…

\texttt{Celui-ci en machine à écrire aussi}

{\scriptsize Quelques mots en plus petit}

\end{flushright}

\vspace{1cm}

\begin{center}

Nous sommes centré et 1cm plus bas !

Un peu de \hfill texte centré mais loin…\\
Centré

\smallskip

{\tiny Tout petit et centré}

\vfill

Nous prenons toute la place verticale.

On va se retrouver en bas de la page…

{\tiny} Même en tout petit, et centré

{\LARGE Gros mais centré}

\end{center}

\end{document}

 

Il est grand temps de faire des maths. Non ?

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Évaluation diagnostique en mathématiques

Le groupe « Outils pour l’évaluation diagnostique en mathématiques » de l’académie de Clermont-Ferrand a conçu depuis 2004 une douzaine d’outils particulièrement intéressants. Ces évaluations suivent avec précision le cahier des charges rigoureux fixé par la D.E.P.P. pour la Banque d’outils.

L’évaluation diagnostique ( par opposition avec formative ou sommative) permet à l’enseignant de repérer avec précision les causes d’erreurs ou les freins à l’apprentissage. Elle tend à approcher des processus cognitifs mis en oeuvre dans la démarche de résolution. Elle peut être utilisée en amont afin de remédier avant de présenter une nouvelle notion. Les outils présentés demandent peu de temps de passation (10 min en moyenne), la correction est rapide.

Le groupe Clermontois est très actif, voici leurs travaux :

Utiliser une calculatrice pour calculer des quotients

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

Une série de calculs sur des quotients est proposée et l’élève doit utiliser sa calculatrice pour donner le résultat sous forme d’une fraction la plus simple possible. On ne peut plus aujourd’hui ignorer le calcul « instrumenté » en conformité avec les programmes. L’outil se propose de tester si les élèves savent se servir d’une calculatrice pour calculer des quotients de la forme \frac{a+b}{c+d}, \frac{ab}{cd} ou encore \frac{a}{\frac{b}{c}}. Une erreur prévisible est que les élèves ne respectent pas les parenthèses implicites représentées par les barres de fractions ou n’utilisent pas la touche d/c pour obtenir le résultat sous la forme d’une fraction.


Reconnaître les priorités de calcul dans
un calcul en ligne

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

L’élève doit calculer (sans calculatrice) des expressions écrites en ligne, sans parenthèses. Cet outil cherche à détecter des erreurs induites par la nature des nombres : l’élève focalise son attention sur les nombres et les arrangements possibles en occultant les priorités opératoires.


Réduire une expression littérale

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

La réduction d’une expression littérale pose souvent problème. Les erreurs et les causes en sont multiples. Cet outil a pour but de cerner quelques erreurs précises.

  1. repérer les élèves qui confondent 0a et a.
  2. repérer les élèves qui font des réductions incomplètes comme par exemple :
    0a au lieu de 0 ou 1a au lieu de a.


Reconnaître les priorités de calcul dans
un calcul en ligne (bis)

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

L’élève doit calculer (sans calculatrice) des expressions écrites en ligne, sans parenthèses.
Cet outil cherche à détecter des erreurs induites par la nature des nombres : l’élève focalise son attention sur
les nombres et les arrangements possibles en occultant les priorités opératoires.


Multiplier une fraction par un nombre

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

L’outil se présente sous la forme d’un QCM dans lequel l’élève entourera la bonne réponse. Multiplier une fraction par un nombre parait en général plutôt simple au début de l’apprentissage, mais très vite apparaissent des dérives. L’outil permet de repérer les erreurs du genre a\times \frac{a}{b} donne \frac{abc}{c}, \frac{ac}{b} ou \frac{ab}{ac}, ces erreurs étant apparues comme les plus fréquentes lors de pré-tests effectués dans des classes de Collège (de la sixième à la troisième). L’outil permet également d’observer d’éventuelles différences de traitement lorsque les calculs sont situés dans un contexte (cadre numérique, géométrique, littéral…) ou en dehors de toute situation problème.


Pourcentages

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

L’outil se présente sous la forme d’un QCM dans lequel l’élève doit cocher la bonne réponse.
L’outil propose d’examiner comment l’élève applique un pourcentage avec deux types d’erreurs possibles :
• L’erreur consistant à utiliser le modèle additif (ajouter ou retrancher le taux de pourcentage à un nombre donné).
• L’erreur consistant à ne pas prendre le bon ensemble de référence pour appliquer le pourcentage.


Parenthèses et écritures fractionnaires

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

L’outil propose de transformer des expressions numériques ou algébriques en ligne, en expressions utilisant le trait de fraction, et inversement.
Les élèves ont souvent une lecture des expressions numériques ou algébriques qui ne correspond pas aux conventions de priorité mathématiques et on constate des « simplifications » incorrectes lors de calculs concernant des fonctions rationnelles. L’outil repère les erreurs dues à un mauvais usage du symbole \div de la division ou du trait de fraction.


Parallèles et perpendiculaires
Perception

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

L’outil propose diverses situations dans lesquelles l’élève doit reconnaître des droites qui semblent parallèles ou semblent perpendiculaires.
Il permet de distinguer ceux qui confondent les deux notions, ceux qui confondent des droites parallèles et des droites dont le point d’intersection n’est pas en évidence.


Parallèles et perpendiculaires
Codages et propriétés

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

L’outil propose diverses situations dans lesquelles l’élève doit reconnaître des droites parallèles ou des droites perpendiculaires.
Il permet de distinguer ceux qui restent en perception, éventuellement en ne tenant compte que des parties dessinées des droites, ceux qui reconnaissent une situation grâce au codage, et ceux qui utilisent des propriétés.


Multiplier agrandit !?…

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

Cet outil cherche à examiner la perception de la multiplication par un nombre strictement inférieur à 1 ainsi que la perception de la division par 0,1. Il vise à repérer les erreurs suivantes : « Multiplier par un nombre (positif) agrandit et diviser par 0,1 diminue ».
L’élève pense que le produit de deux nombres est toujours supérieur aux facteurs de départ et que la division diminue. La non-cohérence entre les résultats en fonction du cadre de l’exercice (abstrait avec les nombres seuls, géométrique avec les figures, concret dans des exemples de la vie courante).


Multiplier agrandit, diviser diminue ?!…

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

Dans la langue française, « Multiplier » signifie : « Augmenter le nombre, la quantité de ». Cet outil cherche à examiner la perception de la multiplication et de la division par un nombre strictement inférieur à 1. Il vise à repérer les erreurs suivantes : « Multiplier par un nombre (positif) agrandit ».
L’élève pense que le produit de deux nombres est toujours supérieur aux facteurs de départ. « Diviser par un nombre (positif) diminue ».
L’élève pense que le quotient de deux nombres est toujours inférieur au dividende. Cet outil reprend certains items de l’outil « Multiplier agrandit » en élargissant aux effets de la division.


Écriture algébrique d’un programme de calcul

A télécharger sur le site de la Banque d''outils

Les récentes épreuves du brevet ont montré que si l’application d’un programme de calcul à un nombre donné paraît plutôt bien réussie, les élèves ne pensent pas à traduire ce programme sous forme littérale et ne sont donc pas en mesure de généraliser ou prouver une conjecture. Cette compétence, pourtant nécessaire pour réaliser des démonstrations, est en effet peu entraînée. L’outil permet de repérer les erreurs suivantes : La non-utilisation d’une lettre pour modéliser la variable. La mauvaise utilisation des codes de priorité, notamment les parenthèses mal placées ou inexistantes. La non-reconnaissance d’une expression littérale comme expression d’un programme de calcul. La confusion entre programme de calcul et équation.

Structure d’un fichier LaTeX

Vous avez enfin réussi à installer \LaTeX

Un fichier \LaTeX est un simple fichier texte, on peut le lire avec n’importe quel éditeur (notepad, vim, éditeurs spécialisés..)

Le code est constitué de deux parties :

  • le préambule : il indique le type de document, les modules à utiliser, les macros commandes, …
  • le corps du document.

Voici un exemple simple qui produit à peu près ceci :

Vive les racines carrées : \sqrt{5}

Préambule

\documentclass{article} Tous les fichiers LaTeX commencent par la déclaration du type de document, ici un article
\usepackage[frenc]{babel} 

\renewcommand{\R}{\sqrt}

Liste des packages nécessaire à la compilation du fichier, ici les règles de la typographie française 

Une déclaration de macro, celle-ci remplace /sqrt par /R pour la racine carrée.

Corps du document

\begin{document} 

Vive les racines carrées : $\R{5}$

\end{document}

Le corps du document 

Les formules mathématiques sont encadrés par les symboles $ … $

Le type de document

Le choix d’une classe de document détermine la structure de celui-ci.

La classe que j’utilise principalement est article, elle offre un découpage en divisions que voici :

  • Partie : \part
  • Chapitre : \chapter
  • Section : \section
  • Sous-section : \subsection
  • Sous-sous-section : \subsubsection
  • Paragraphe : \paragraph
  • Sous-paragraphe : \subparagraph

La classe book utilise les mêmes divisions avec des différences de pagination. Il existe aussi une classe report dans le même genre.

D’autres existent, comme letter ou beamer (pour faire des diaporamas ! )… et vous pouvez même construire la votre !

Pour un usage quotidien, la classe article me semble la plus généraliste.

Signalons enfin que de nombreuses options de classe existent, par exemple :

\documentclass[10pt,a4paper,landscape,]{article} : 10pt indique la taille de la police normale pour tout le document (11pt et 12pt sont disponibles)

Mon préambule

La liste des packages ou modules à utiliser est difficilement exhaustive. Tim Toady comme on dit en Perl ( There Is More One Way To Do It ).

Voici ceux que j’utilise :

\usepackage[utf8]{inputenc} : Je suis sous Linux et j’utilise l’encodage utf8, mettre Latin1 sous Windows
\usepackage[T1]{fontenc} :  Pour avoir des caractère accentué.
\usepackage{amsmath} : Un module de l’American Mathematical Society pour par exemple mettre beau chapeau sur les angles
\usepackage{amsfonts} : Idem
\usepackage{amssymb} : Idem
\usepackage{geometry} : Gestion des marges du document, voir plus bas
\usepackage{eurosym} : Le symbole euro
\usepackage{pstricks} : La géniale boite à outils pour dessiner en postscript
\usepackage{tikz} : Une autre manière de dessiner orienté pgf
\usepackage{multicol} : Gestion du passage à plusieurs colonnes sur une page
\usepackage{lscape} : Pour passer en mode paysage sur une page et pas sur d’autre
\usepackage{graphics} : Insertion d’image
\usepackage{array} : Une gestion des tableaux plus élaborée
\usepackage{mathpazo} : Une jolie police pour les formules mathématiques
\usepackage{makeidx} : Pour faire des index
\usepackage[francais]{babel} : La typographie française sans soucis

Cette liste en plus d’être non exhaustive est en perpétuelle évolution, en fonction de mes besoins.

Mon préambule est à votre disposition.

J’ai rajouté dans mon préambule un \pagestyle{empty} qui évite la numérotation des pages, un \pagestyle{plain} permet de le rétablir.

On peut remarquer aussi l’usage du package géometry qui permet de gérer les marges du documents avec la déclaration suivante :

\geometry{
a4paper, Le type de papier
tmargin=1cm, La marge en haut
bmargin, La marge en bas
rmargin=1cm, La marge à droite
lmargin, La marge gauche
headheight=0cm, L’entête
footskip, Le pied de page
}

Et voilà… il est un peu tôt pour parler de macros.

Le corps du document

Il commence à \begin{document} et s’achève à \end{document}.

Et c’est là que se trouve l’essentiel, non ?

Il est temps de passer aux bases du traitement de texte en \LaTeX.

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