Cédric Villani – Un des hommes de l’année 2012 ?

A lire sur la nouvelle version de ce blog.

Des nouvelles de notre mathématicien star favori ! Le très élégant magazine GQ ( Gentleman Quaterly ) propose chaque année à ses lecteurs d’attribuer les titres d’hommes de l’année, chacun dans sa catégorie, aux plus célèbres des gentleman français. Pour 2012, une étrange et belle surprise : Cédric Villani est en finale pour le titre ( étonnant ) d’écrivain de l’année pour son premier roman Le théorème vivant.

Cédric Villani est, à ma connaissance, la première médaille Fields à faire l’objet d’un article dans un magazine de mode !

Et si vous m’aidiez à le faire élire homme de l’année ? Il suffit de voter en cliquant sur l’image ci-dessous, il faut aller jusqu’à la onzième page.

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Cédric Villani : la star des mathématiques

Voici une petite collection de vidéo d’interview de la médaille Fields 2010 : Cédric Villani.

L’auteur de Théorème vivant est présent sur de nombreux plateaux télé ou radio.

Mais c’est tellement agréable de l’entendre !

Une première vidéo où il décrit son parcours et le métier de mathématicien.

Une autre où il montre le caractère poétique d’un équation

Cédric Villani et Frank Dubosc : c’est possible

Plus sérieux, un long interview : passionnant !

À lire aussi

Cédric Villani : Théorème vivant

 

 

 

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Des nouvelles de Grigori Perelman

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Le prix Abel : le prix Nobel de mathématiques

Ne revenons pas ici sur les raisons légendaires ou non qui font que les mathématiciens sont privés de prix Nobel, je vous renvoie pour cela aux très nombreux sites qui vous apporteront une réponse.

En 2003 a été attribué pour la première année le prix Abel qui peut être considéré comme l’équivalent du prix Nobel de mathématiques. Contrairement à la médaille Fields qui récompense tous les quatre ans un ou plusieurs mathématiciens de moins de quarante ans pour un résultat exceptionnel, le prix Abel distingue un mathématicien pour l’ensemble de son oeuvre.

Ce prix remit par l’académie de sciences et des lettres de Norvége rend hommage au grand mathématicien norvégien Niels Henrik Abel (1802-1829). Une récompense de 730 000 euros est remise au lauréat par le roi de Norvége ( à comparer avec le salaire mensuel de certains footballeur qu’il n’y a pas lieu de nommer ici … )

Son premier lauréat en 2003 est un français, peut-être le plus grand mathématicien français du XX ème siècle, Jean-Pierre Serre.

C’est en consultant la liste des lauréats de ce prix que l’on peut se donner une idée des directions dans lesquelles vont les mathématiques d’aujourd’hui et de connaître un peu ses héros.

2012

Endre Szemerédi

(1940- )
Hongrie

Analyse combinatoire

« pour ses contributions fondamentales aux mathématiques discrètes et à l’informatique théorique, et en reconnaissance de l’impact profond et pérenne de ces contributions à la théorie additive des nombres (en) et à la théorie ergodique »
2011

John Milnor

(1931- )
États-Unis

Topologie différentielle
K-théorie

« pour des découvertes novatrices en topologie, en géométrie et en algèbre »
2010

John Tate

(1925- )
États-Unis

Théorie des nombres

« pour l’étendue et le caractère durable de son influence sur la théorie des nombres »
2009

Mikhaïl Gromov

(1943- )
France – Russie

Géométrie

« pour ses contributions révolutionnaires à la géométrie »
2008

Jacques Tits

(1930- )
France

John Griggs Thompson

(1932- )
États-Unis

Algèbre

« pour leurs travaux dans la formation de la théorie moderne des groupes »
2007

Sathamangalam R. Srinivasa Varadhan

(1940- )
Inde

Probabilités

« pour ses travaux sur la théorie des grandes déviations »
2006

Lennardt Carleson

(1928- )
Suède

Analyse harmonique

« pour ses travaux sur l’analyse harmonique et la théorie des systèmes dynamiques lisses »
2005

Peter Lax

(1926- )
Hongrie – États-Unis

Équations aux dérivées partielles

« pour ses contributions novatrices à la théorie et aux applications des équations aux dérivées partielles et au calcul de leurs solutions »
2004

Mickael Atiyah

(1929- )
Angleterre

Analyse combinatoire

Isadore Singer

(1924- )
États-Unis

Analyse combinatoire

« pour leur découverte et preuve du théorème de l’indice, reliant la topologie, la géométrie et l’analyse, et pour leur rôle remarquable dans la construction de nouvelles passerelles entre les mathématiques et la physique théorique »
2003

Jean-Pierre Serre

(1926- )
France

Géométrie algébrique
Théorie des nombres
Topologie

« pour avoir joué un rôle clé dans l’élaboration dans leur forme moderne de plusieurs domaines des mathématiques comme la topologie, la géométrie algébrique et la théorie des nombres »

Lire également d’autres nouvelles des mathématiciens sur cette page.

Johann Benedict Listing : le mal marié

Je viens de découvrir un mathématicien allemand du XIX ème siècle, Benedict Listing, très peu connu, mais dont un des mérites est d’avoir tout simplement inventé le mot «topologie».

C’est en lisant le très bon livre de George G. Spiro, La conjecture de Poincaré, que j’ai rencontré pour la première fois le nom de ce mathématicien.

La famille Listing est d’origine modeste, un père marchand de brosse, une mère paysanne. Johann Benedict voit le jour en 1808 en Allemagne et dès son plus jeune âge il montre de grandes qualités intellectuelles, en particulier dans le domaine du dessin d’art. Il fréquente très tôt de très bonnes écoles et rentre à l’université de Göttingen en 1830. Il assiste alors à des cours dans des domaines particulièrement variés : les mathématiques bien sûr, mais aussi l’architecture, l »astronomie, l’anatomie, la physiologie, la botanique, la minéralogie, la géologie et la chimie. Cela fait de lui un étudiant remarqué par sont talent et sa capacité de travail et cela attire rapidement l’attention du plus grand mathématicien de son siècle, Carl Friedrich Gauss ( 1777-1855).

C’est auprès de Gauss que Listing commence à développer des idées autour de la topologie. Signalons cependant que dès 1736, Euler avec le problème des sept ponts de Königsberg, et encore avant Leibniz et l’analysis situs avait lancé les bases de cette nouvelle discipline. Listing obtient en 1834 sa thèse de doctorat sous la direction de Gauss, une thèse de géométrie autour des surfaces du second degré et des formes ternaires.

Quelques mois après il part en Italie avec Sartorius Von Waltershausen, un géologue, pour étudier le magnétisme terrestre près de l’Etna. Ce voyage tourne à l’expédition quand Sartorius tombe malade du cholèra. Nous sommes en pleine épidémie, on pense au livre de Jean Giono, Le hussard sur le toit. Comme le héros du célèbre roman, Listing va soigner et sauver son ami alors que les médecins le croyaient perdu. Il va lui même tomber malade, se remettre, et à force de détour, Rio de Janeiro, Lisbonne, Gibraltar, ils ne seront de retour à Hanovre qu’en 1837 !

Il devient alors professeur de mathématiques dans un établissement technique de Hanovre. Une succession d’événements politiques eurent alors une conséquence incroyable sur la carrière de Listing.

Le roi d’Angleterre, Guillaume IV,  décède en 1837, laissant le trône à la reine Victoria. Cependant, le royaume de Hanovre, qui n’est pas encore rattaché à la Prusse,  a pour souverain le roi d’Angleterre mais il est soumis à la loi salique qui impose un homme comme dirigeant. C’est ainsi le prince Ernest Auguste, l’oncle de la reine qui dirige Hanovre. Celui-ci va imposer un serment d’allégeance aux fonctionnaires, dont les enseignants, ce qui provoqua la démission de certains d’entre eux, en particulier Weber un illustre physicien. En 1843, on demande à Gauss de choisir qui proposer sur ce poste resté vaquant et c’est à cette occasion que Listing eut le privilège illustre de devenir professeur à la prestigieuse université de Göttingen.

Durant les années qui suivirent, Listing a la possibilité de travailler ses domaines de prédilections, l’optique de l’oeil humain en 1845 puis la topologie à partir de 1847. En 1858 il découvre un peu avant Möebius l’existence du fameux ruban à une seule face. Il poursuivra ensuite certains travaux d’Euler dans le domaine de la topologie des polyèdres.

Les contributions de Listing à la science sont nombreuses : la météorologie, le magnétisme terrestre, la spectroscopie, il met au point une méthode pour quantifier le taux de sucre dans les urines des diabétique, il est l’initiateur de l’industrie optique en Allemagne. Il est aussi l’inventeur de nombreux termes scientifiques comme bien sur topologie, système télescopique, géoïde, le mot micro pour le millionième de mètre…

Il meurt le 24 décembre 1882 d’un accident vasculaire cérébral.

Concluons cet article avec une partie assez émouvante de la vie de Listing. Malgré sa réussite professionnelle, il n’a pas été heureux dans sa vie privée. Il épouse en 1846 Pauline Elvers, elle a quinze ans de moins que lui. Dès les premiers mois du mariage, Pauline à dépensé tout l’argent du ménage. Elle est querelleuse et traite particulièrement mal les domestiques à tel point qu’elle se retrouve régulièrement devant le tribunal de la ville. Listing eut deux filles avec elle, et comme elle vivait largement au dessus de leurs moyens, il a sans cesse été obligé d’emprunter de l’argent pour la satisfaire. Près de la faillite, c’est son ami et obligé Sartorius qui vint à son secours.

Bien que Listing était un homme très agréable, spirituel, aimable et plutôt généreux, le comportement insupportable de sa femme l’a conduit à être rejeté par ses collègues. C’est une des raisons qui fait que l’on ne souvient plus de son nom aujourd’hui.

«Il n’y a pire mal qu’une mauvaise femme, mais rien n’est comparable à une femme bonne.»

Euripide

Sources :

George G. Szpiro : La conjecture de Poincaré

The MacTutor History of Mathematics Archive

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Hommage à Benoît Mandelbrot

Je viens d’apprendre, en lisant les pages du site Image des Maths, la mort de Benoit Mandelbrot, le 14 octobre 2010.

Je ne connaissais pas bien son travail, mais tout élève ayant fait un jour des mathématiques est resté fasciné par les fractales et les ensembles qui portent encore le nom de ce grand mathématicien.

Benoït Mandelbrot est un mathématicien franco-américain, il vient de mourir à 86 ans dans le Massachusets. Je laisse Wikipédia vous décrire son parcours, mais il reste pour moi celui qui a découvert ces splendides images de fractales et le terrible ensemble de Mandelbrot capable de passionner les plus jeunes d’entre nous. Je vous renvoie à l’article de M. Kahane sur le site image des maths.

Juste pour illustrer cela une petite image depuis Xaos, Le logiciel fractale sous Linux !

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Les 11 médailles Fields françaises

Attribué tous les quatre ans depuis 1936, la médaille Fields est la plus haute des récompenses en mathématiques.

La France est la deuxième nation dans ce classement avec 11 médailles ( les États-Unis sont en tête avec 13 médailles).

Voici nos illustres lauréats :

Laurent Schwartz

1950

Jean-Pierre Serre

1954

René Thom

1958

Alexandre Grothendieck

1966


Alain Connes

1982

Pierre-Louis Lions

1994

Jean-Christophe Yoccoz

1994

Laurent Lafforgue

2002

Wendelin Werner

2006

Ngô Bau Châu

2010

Cédric Villani

2010

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